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Hyousa

 

Titre : Hyousa
Référence :
PHOX-100006

Date : 2008.04.03
Durée : 32' 55"
Morceaux : 8
Prix :
1.600 yens

Éditeur : Phoerix Records

Paroles : Rurutia

Musiques : Rurutia

Arrangements  : Rurutia & Taka Satoh

Photo : Ryouji Oonishi

Production : Rurutia

 

Opus

Rurutia surprend à nouveau et continue dans le format mini album avec [Hyousa], 10 mois après le plutôt bon [Opus]. Au programme, seulement 2 nouvelles chansons, leurs 2 versions music box et 4 nouvelles versions d’anciens titres, tout comme le précédent mini album. Ce format est en fait un single, déguisé en mini album, pour un prix légèrement plus élevé. Rurutia nous fait plaisir en reprenant des chansons en versions ballades. Il s’agit pour certains de remplissage, mais c’est pour d’autres un cadeau fait aux fans. Quoi qu’il en soit, on ne peut qu’être admiratif devant la cover : superbe photo dans les tons bleus. Certes on retrouve le style classique de Rurutia, mais l’effet est là. Le hic c’est que ce mini album ne comporte que des ballades. Ce n’est pas que Rurutia n’a pas de talent pour les ballades car, au contraire, tout au long de sa discographie, bien que rare, Rurutia nous a offert de superbes ballades… Mais elle brille aussi dans des titres plus rock, électro et surtout très rythmés… De plus, une succession de ballades peu rapidement ennuyer, surtout avec la voix de Rurutia qui peut être très lassante au fil de l’écoute.

Piste 1, [
Hyousa ] L’album s’ouvre sur une superbe ballade qui commence par des chœurs sur un clavier ; puis, la chanson s’installe, très douce, avec une discrète guitare et des violons samplés. Passé le premier couplet, le refrain peu surprendre. Il créé d’une part une cassure avec le reste de la chanson ; d’autre part il est arrangé avec une percussion plutôt inutile. Le schéma se répète par la suite avec un refrain saturé d’arrangements, alors que les couplets restent doux et simples. La chanson est assez courte et ne laisse pas le temps à l’ennui de s’installer. La chanson se termine sur les même chorus qu’au commencement. C’est au final une très jolie ballade qui garde le style de Rurutia tout en souffrant malheureusement d’un refrain inutilement alourdi.

Piste 2, [Muyuu Uta] Encore une ballade… Mais là où le titre précédent gardait le style et l’univers de Rurutia, l’on tombe ici dans le classicisme et le consensuel. La composition est quelque peu ringarde et semble avoir été entendue des millions de fois ; le ton est joyeux et neuneu. Les arrangements ne sauvent pas l’ensemble, puisqu’on retrouve un clavier, des violons, une guitare et une affreuse percussion qui, rythmant l’ensemble, gâche la mélodie de toute façon stérile. C’est kitsch, c’est cheap, c’est ultra réchauffé, totalement indigne de Rurutia et rappelle les ballades ratées de l’album
[Meme]. Mis à part quelques chorus plaisants, il n’y a rien de bien intéressant à se mettre sous la dent.

Piste 3, [
Opus (Ballad Ver.) ] J’avoue que la reprise du titre principal du mini album [Opus] ne m’enchantait guère, mais le résultat est vraiment sensationnel, au point de faire de cette chanson la meilleure de l’album. Le titre débute par une intro au clavier, rejoint rapidement par des chorus de toutes beautés ; puis, la chanson s’installe. Profitant de la qualité et de l’efficacité de la composition originale, Rurutia brille sur des arrangements aériens et limpides dépourvus de percussions… Le refrain est également une réussite ; il est puissant grâce à de nombreux chorus et une percussion discrète qui donne de l’ampleur à l’ensemble. Bref, on est transporté du début à la fin dans le petit monde de Rurutia… magique !

Piste 4, [Gin no Honô (Ballad Ver.)] Reprendre une ballade, en ballade, est un exercice difficile mais aussi inutile… Rurutia reprend une très belle ballade de son premier album, [
], mais, mis à part la très belle intro où Rurutia susurre quelques chœurs, la chanson ressemble beaucoup à l’originale… J’accorde quand même que l’apparition du clavier et de violons donne un aspect plus mélodieux à la chanson. On retrouve également de très belles percussions dans le refrain, bien dosées pour une fois car elles ne gâchent pas la mélodie… La chanson se termine en beauté. Même si cette version est meilleure que la précédente, il ne s’agit que d’une simple mise à jour dont l’intérêt et l’utilité sont en somme assez vains.

Piste 5, [Hoshi no Tamashii (Ballad Ver.)] Quelle bonne idée de reprendre une ballade ratée et fadasse, surtout en supprimant ses défauts majeurs ! Le principal travers de cette chanson était l’usage excessif d’une horrible percussion qui bousillait la mélodie. Ici elle disparaît au profit d’un piano et d’une très discrète percussion habilement dosée. L’ensemble est bien plus homogène que la version de [
Water Forest] et au final on passe un très bon moment sur cette courte mais mignonette ballade.

Piste 6 : [
Reirei Tenohira (Ballad Ver.) ] On retrouve sans doute l’un des meilleurs titres de Rurutia depuis sont passage en indie, sorti en single puis dans l’album [Chorion] en 2006. Le résultat est intéressant puisqu’il reprend exactement la démarche de la version ballade du titre [Opus], sauf que, contrairement à ce dernier, la version originale du titre est tout de même plus intéressante. Ici fini les percussions électro et la grosse guitare électrique. Tout se passe avec des claviers, des violons et beaucoup d’écho. Ceci dit, le résultat est propre, sans fausse note et constitue un bon moment, même si l’on adule la première version. On redécouvre ce titre avec une profondeur différente et un rythme plus lent et posé. Encore une fois, rien de particulier à redire sur ce travail.

Piste 7, [Hyousa (Music Box Ver)] Rurutia reprend l’idée inspirée dans son mini album [
Opus], car en guise de bonus nous retrouvons les 2 chansons titres reprises en version boîte à musique. Et comme précédemment, Rurutia rejoue la mélodie avec un fond sonore particulier. Pour ce titre, Rurutia a choisi une ambiance de tempête avec un vent glacial qui souffle sur les mignonettes notes de la boîte à musique. L’ensemble est charmant et mérite sa place dans cet album bien qu’on soit toujours frustré que ces ne versions soient qu’instrumentales. C’est ce qui en fait aussi le charme et qui permet de se focaliser sur la mélodie qui est le point fort de ce titre plutôt émouvant.

Piste 8, [
Muyuu Uta (Music Box Ver.) ] Supprimer tous les arrangements de ce titre au profit d’un son de boîte à musique et d’une ambiance de bord de mer (avec les vagues qui délicatement se brisent sur la plage), le rend tout d’un coup bien plus intéressant. La mélodie passe bien mieux et au final on passe un bon moment entre légèreté et beauté… Tout s’exprime dans la douceur, l’optimisme et le raffinement… Finalement un titre au premier abord inintéressant peut avoir quelques ressources !

BILAN :


Pour conclure, je dirais que l’on ressort un peu frustré de ce mini album. Les inédits sont un peu légers et irréguliers, car si le titre [
Hyousa] est charmant, la piste suivante [Muyuu Uta] est franchement un naufrage… Les versions ballades sont toutes réussies avec un coup de cœur pour le titre [Opus (Ballad Ver.)] qui me paraît encore meilleur que l’original et est sans doute le meilleur titre de l’album. Rien à redire sur les autres versions, l’ensemble a du goût. Les versions boîtes à musique sont toujours aussi leur beauté, trop de ballades tue la ballade. On ne trouve dans cet album aucun titre pop-rock ou électro qui constitue les 3/4 de la discographie de Rurutia et aussi son succès. Cet album est donc trop lent par rapport à son style, alors qu’on sent qu’elle manque en plus d’inspiration… On ne peut donc qu’espérer que Rurutia fasse une petite pause après ce mini album afin de se reprendre et retrouver du souffle.


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